La mobilisation autour de Cevital ne faiblit pas. Le comité citoyen de soutien aux travailleurs de Cevital et aux investisseurs économiques de Bejaia récidive et appelle à une marche populaire au chef lieu de wilaya ce lundi 3 juillet à partir de 10 heures, sur un parcours allant du complexe de Cevital jusqu’au siège de la wilaya.
L’objectif est du comité organisateur est de dénoncer le blocage des investissements dans la wilaya en général et, plus particulièrement, ceux de Cevital. Auparavant, il avait fustigé les autorités locales pour avoir mis à l’écart un projet du groupe destiné à la valorisation des déchets, au profit d’un projet plus coûteux proposé par opérateur étranger.
Pour rappel, les employés de Cevital eux-mêmes avaient également, à plusieurs reprises, publiquement manifesté leur soutien à leur patron et, plus récemment, des partis politiques avaient dénoncé des lobbies occultes derrière cette décision de blocage.
Ce groupe agroalimentaire fait, en effet, face au refus des autorités portuaires de lui accorder l’autorisation de débarquer des équipements destinés à une usine de trituration de graines oléagineuses qui, outre la création de milliers d’emplois directs et indirects, devrait permettre à l’Algérie de répondre à 100% de ses besoins en matière d’huiles brutes, qu’elle importe totalement jusqu’à présent. Cette usine est dimensionnée pour traiter quelque 2,5 millions de tonnes/an de graines oléagineuses.L’unité, dont 50% des huiles produites seront dédiés à l’exportation, dégagera également 1,84 million de tonnes de tourteaux, soit 500 000 tonnes pour couvrir les besoins locaux et le reste, 1,24 million de tonnes, seront écoulés sur les marchés internationaux.
Cet investissement permettra, in fine, de mettre à l’abri toute la filière élevage qui dépend, pour l’heure, quasi entièrement des importations.

Il est à noter que le groupe Cevital essuie également des déboires dans la réalisation d’un autre mégaprojet dans la wilaya de Bejaia, dans le secteur touristique cette fois. Cévital avait, en effet, acquis un terrain de plus de 180 hectares à Maghra, dans la commune de Boukhelifa, qu’il destinait à un vaste complexe touristique et immobilier. Cette ambition a été brutalement fréinée quand certaines personnes ont contesté la propriété des terrains acquis, La justice ayant, suite à cela, prononcé l’arrêt des travaux engagés par Cévital.