Dans le cadre du programme DIVICO 2, il est prévu d’atteindre, d’ici 2020, quelques 100.000 tonnes par an de produits aquacoles dont 20.000 tonnes issues de l’aquaculture d’eau douce et 80.000 de l’aquaculture marine, a indiqué le directeur du développement de l’aquaculture, auprès de la Direction générale de la Pèche et de l’Aquaculture, Oussaid Remdhane, soulignant qu’actuellement plus 60 % de la production aquacole (4.200 tonnes) provient de l’aquaculture d’eau douce.

Selon M. Oussaid, atteindre 20.000 tonnes de produits issus de l’aquaculture d’eau douce, dans les deux prochaines années, est un objectif « important ». Toutefois, a- t-il enchaîné, il faut penser dès maintenant à l’écoulement et la commercialisation de cette quantité. L’atelier organisé s’inscrivait, selon lui, dans cette optique. L’occasion avait ainsi été donnée aux experts et professionnels d’établir un état des lieux du circuit de commercialisation et des canaux de distribution des produits de la pêche et d’aquaculture, ainsi que des chaînes de la valeur. Pour sa part, une responsable auprès de la Direction générale de la Pêche et de l’Aquaculture, Mounia Boukadoum, a soulevé la défaillance de ces circuits caractérisés par des insuffisances enregistrées dans le système sanitaire, des insuffisances relatives aux pratiques commerciales et autres ayant trait avec les dispositifs réglementaires et  structurels.

Pour rappel, DIVECO 2 est un programme financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 15 millions d’euros et mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la pêche. Lancé, en octobre 2015, comme projet-pilote au niveau des wilayas de Sétif, Ain Témouchent et Skikda, ce programme se veut un plan complémentaire de DIVICO I destiné, lui, à l’agriculture, l’agroalimentaire et au tourisme, et auquel une somme de l’ordre de 20 millions d’euros avait été dégagée (17,5 millions financés par l’UE et 2,5 millions financés par l’Algérie).