Une plante qui disparait du paysage cela devrait plus qu’émouvoir, mais pas chez nous. L’information, complètement ignorée en Algérie, a été rapporté par le site The Revelator qui l’a pioché dans un article publié le 26 avril dans The Journal of Threatened Taxa par un groupe de chercheurs algériens de l’université Ibn Khaldoun de Tiaret.
Ces derniers, après cinq années de recherche, couvrant toute la zone boisée autour de Tiaret, ont conclu que la plante Adenocarpus faurei a complètement disparu du paysage et, peut-être, définitivement.
Adenocarpus faurei est un arbuste à fleurs jaunes originaire des vallées Oued Sidi Khaled du nord de l’Algérie, où il vivait à des altitudes d’environ 3600 pieds. Il a d’abord été décrit scientifiquement en 1926 – ce qui, par coïncidence, était la dernière fois qu’il a été officiellement vu. La cause de cette extinction, selon les chercheurs, réside probablement dans la dégradation fort avancée (liée au pâturage intensif, à la pollution et l’urbanisation) qu’ils ont constatée dans l’habitat de cette plante, en avertissant que ce sort pourrait être partagé par d’autres espèces végétales endémiques, sans qu’elles aient même eut la chance d’être étudiées.
Ce cas d’extinction pose en effet la lancinante question de la protection des ressources naturelles du pays, tout comme il interpelle fortement la communauté universitaire pour accentuer ses efforts de recherches pour répertorier et étudier de manière exhaustive ces espèces et participer ainsi à leur sauvegarde.