Le recteur de l’université de Bejaia, Boualem Saïdani, a annoncé que onze start-up dans le domaine de la biotechnologie sont en projet au niveau de l’institution qu’il dirige. Pour leur concrétisation, il a été fait appel à la contribution d’experts nationaux de la diaspora, expliqua-t-il en précisant pour montrer le sérieux de cette entreprise, qu’une banque est également partie prenante dans ce processus de création pour lequel un montant d’un million de dollars a été dégagé.

Cette annonce a été faite lors de la cérémonie d’ouverture lundi passé de la 11ème édition du Salon de l’emploi qu’organise l’université de Bejaia. Abritée au niveau du campus d’Aboudaou, cette manifestation qui réunit les chercheurs universitaires, étudiants, entrepreneurs et acteurs institutionnels, ainsi que des représentants d’organismes étrangers, a été dédiée cette année à la gestion et la valorisation des déchets.

Cette problématique d’actualité mérite en effet d’être débattue d’une manière renouvelée au regard de l’échec des politiques menées jusqu’à présent. Il ne s’agit plus en effet de regarder les déchets comme une nuisance difficile à s’en débarrasser, mais comme un gisement d’opportunités pour l’emploi et la création de richesse à travers leur valorisation.

Ce salon qui court jusqu’au 19 septembre, représente ainsi une belle occasion pour les étudiants d’approcher les entreprises présentes et, peut être, tenter eux-mêmes l’aventure de l’entrepreneuriat. L’université de Bejaia, qui organise depuis deux ans des sessions de formation dans l’entrepreneuriat pour ses diplômés afin de les accompagner à l’insertion professionnelle, a d’ailleurs lancé un concours national d’idées innovantes sur le thème de la gestion et de la valorisation des déchets dont les résultats seront dévoilés lors de la cérémonie de clôture.