L’Algérie est un des principaux acheteurs de blé dur canadien. En 2015-2016, les ventes canadiennes en Algérie se sont élevés à 977 600 tonnes, à 1,27 million de tonnes l’année suivante et 1,03 million en 2017-18, selon les chiffres de la Commission canadienne des grains. L’Algérie importe près de 8,5 millions de tonnes de blé tendre et de blé dur, le blé représentant 75 à 80% des importations et le blé dur 20 à 22%.

Si l’Algérie avait fait ciller dans le pays de l’érable, lorsque le gouvernement algérien avait fait part de son intention de relancer sa production céréalière, notamment de blé dur, avec comme objectif d’atteindre l’autosuffisance, l’exceptionnelle récolte réalisée lors de la précédente campagne a jeté un voile d’inquiétude chez les céréaliers canadiens, inquiets de voir bientôt leur échapper un marché si important. Mais déjà, ils en ressentent les effets à travers un prix du blé loin des espérances qu’ils avaient nourri.