Si l’apiculture a le vent en poupe à Bejaia, portée autant par l’engouement d’investisseurs intéressés par la profitabilité de cette activité que par les encouragements dont elle bénéficie de la part des pouvoirs publics qui offrent des avantages substantiels à l’installation de ruches, elle ne se développe toutefois pas sans difficultés.

L’hiver passé, les apiculteurs ont essuyé les plâtres à la suite des intempéries hivernales qui ont provoqué des inondations, après avoir fait face à des pertes causées par les incendies qui ont ravagé la wilaya pendant la saison estivale, sans oublier la baisse de production qui les a affectés à la suite de la sècheresse.
Au-delà de l’adversité causée par les éléments naturels, les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme pour alerter sur un danger qui, selon eux, risque de porter gravement atteinte à leurs élevages.
Les apiculteurs ont en effet, constaté récemment une forte mortalité des abeilles. Ils accusent les agriculteurs, et les agrumiculteurs en particulier, d’utiliser des traitements phytosanitaires fatals pour les abeilles durant la période de floraison. Ces derniers rejette ces allégations, affirmant ne pas utiliser de tels produits chimiques, d’autant qu’ils ne sont d’aucune efficacité à ce moment là, en concédant toutefois que certains, par ignorance, pourraient y avoir recouru.

La qualité des produits phytosanitaires présents sur le marché algérien est également mise en cause, en raison du contrôle lâche et peu efficace exercé. Si la pollution les par produits les chimiques est un facteur à prendre en compte et en charge, afin qu’elle ne prenne pas des proportions dommageable à toute une filière agricole, il demeure également que la mauvaise conduite des élevages, imputable à la faible formation des apiculteurs, peuvent aussi moduler la mortalité des abeilles, sans omettre l’urbanisation rampante ou même la pollution électromagnétique qui accompagne le développement des réseaux de communication et d’électrification.