Le Plan national de lutte contre la sécheresse sera finalisé à fin 2018 pour être mis en œuvre dès 2019, a indiqué mercredi à Alger le premier responsable de la Direction générale des forêts (DGF), Ali Mahmoudi.
 
Ce plan est en cours d’élaboration par l’expert algérien Safar Zaitoun, désigné par la Convention des Nations-Unies sur la lutte contre la désertification (CNCCD), en partenariat avec les organismes et les centres de recherche nationaux habilités, a indiqué M. Mahmoudi à la presse en marge d’une réunion d’information sur cette initiative lancée par cette agence onusienne.
Cette rencontre a permis de présenter et de mettre en débat le projet de ce plan national proposé par ce consultant, d’apporter les amendements nécessaires pour aboutir à un système fiable et fonctionnel pour faire face au problème de sécheresse et de se préparer à une résilience efficace.
Lors de cette rencontre, il a été expliqué qu’à travers cette initiative de l’UNCDD, il s’agit d’aider les pays retenus à renforcer la résilience à la sécheresse en mettant en œuvre des actions concrètes sur les systèmes de préparation à la sécheresse pour renforcer la résilience des personnes, des communautés et des écosystèmes. 
Ce plan créera également une structure nationale du gouvernement pour coordonner les informations, identifier les moyens de se préparer à la sécheresse, identifier les différentes zones touchées par la sécheresse, d’identifier les risques liés à la sécheresse, et communiquer l’étendue et de l’ampleur de ces conditions de sécheresse. De plus, en cas d’urgence de la sécheresse inévitable, le plan permet d’identifier les moyens d’atténuer les effets des sécheresses, a-t-on expliqué.
Par ailleurs, M. Mahmoudi a avancé que l’Algérie envisage d’adhérer à un autre projet onusien intitulé Initiative Grande Muraille Verte dans le cadre du fonds Climat Vert afin de pouvoir financer la réhabilitation du Barrage vert du pays. «Le Grande Muraille Verte est un vaste projet de la FAO contre la désertification qui concerne toute l’Afrique de l’est à l’Ouest et nous souhaitons en faire partie», a-t-il souligné. À cet effet, il a fait savoir que l’Algérie avait déjà déposé sa candidature auprès de la FAO pour un certain nombre de projets dans le cadre de ce programme.