Les réseaux de distribution d’électricité sont l’objet d’agressions répétées, pour différentes raisons, y compris le vol d’énergie. La dernière solution trouvée par le fournisseur est l’installation de brigade de l’énergie. A l’instar des autres wilayas, celle de Bejaia a été officiellement lancée jeudi 26 avril.
Composé de cinq éléments (un ingénieur de sécurité, un technicien comptage, un électricien de distribution, un gazier de distribution et une commerciale), cette brigade a pour mission de sensibiliser d’abord le client afin qu’il respecte l’intégrité des installations, aux risques liés à l’utilisation de l’énergie, et le conseiller pour qu’il rationalise sa consommation afin de préserver son budget familial en réduisant le gaspillage de l’énergie. Cette brigade est tenue, ensuite, de signaler toutes les anomalies relevées sur les réseaux pour y apporter remèdes aux fins de réduire les pertes de l’entreprise, mais également d’engager les procédures nécessaires à l’encontre des contrevenants récalcitrants.
Le directeur par intérim de la direction de distribution de Bejaia, Hamali Kaci, explique que cette brigade de l’énergie est astreinte au code de bonne conduite dans l’accomplissement de sa mission et au secret professionnel, conformément au code d’éthique de la société. Pour être aisément identifié par le client, les éléments de cette brigade sont munis d’une carte d’habilitation qu’ils doivent mettre en évidence lors de leurs interventions. Cette brigade est appelée à se déplacer à travers le territoire de la wilaya selon un planning arrêté par la direction, élaborée sur la base de l’analyse des données dont elle dispose sur ses clients. Il précise qu’éventuellement une seconde brigade pourrait venir renforcer la première, si le besoin se fait sentir.

Près de 260 milliards de factures impayées

 259,47 milliards de centimes, tel est le montant des créances détenues par la SDC Bejaia sur l’ensemble de ses clients à fin mars 2018, qui rechignent toujours à honorer leurs factures d’électricité et de gaz malgré les campagnes de sensibilisation, les menaces de coupures d’alimentation et le recours à la justice. Les administrations publiques cumulent la plus grosse part, avec 137,15 milliards, dont 100,60 milliards rien que pour les APC, ces dernières justifiant souvent le défaut de paiement par le manque de moyens financiers.
Les clients ordinaires, c’est-à-dire les foyers, au nombre de 317.000, tiennent le second rang, avec une dette de 102,95 milliards de centimes. Les entreprises ne sont pas en reste puisqu’elles doivent 17,24 milliards au titre de leur facture d’énergie. Pourtant, l’entreprise fait tout pour faciliter le paiement des factures, que ce soit à travers ses 10 agences commerciales, les bureaux de poste, les TPE ou par internet.
Le non recouvrement de ces créances, soulignent régulièrement les responsables de Sonelgaz, impute négativement la capacité d’investissement du groupe, au risque d’influer la qualité de ses prestations futures.