Le président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCAA), Lhadj Tahar Boulenouar, qui a reconnu la cherté des prix du poulet avec une moyenne nationale de 410 dinars/kilogramme, a prévu une baisse des prix dans quelques jours.

Notre interlocuteur avance deux facteurs qui vont aider à baisser les prix. Il s’agit, entre autres, de la fin des vacances ce qui signifie la baisse de la demande sur le poulet. L’approche de l’Aid El-Adha, événement au cours duquel les consommateurs changent leur habitude de consommation, en achetant des moutons et de la viande rouge.
Le président de l’ANCAA rappelle que cette hausse est due, entre autres, à la baisse de la production du poulet par les éleveurs notamment durant les mois de juillet et août et ce pour éviter des pertes à cause de la chaleur. «La hausse du prix du poulet s’explique également par le prix du poussin imposé par les gros éleveurs qui tourne entre 100 et 120 DA l’unité, alors qu’il était estimé à 30 dinars/ l’unité», explique M. Boulenouar.
Il souligne aussi que l’augmentation de la demande nationale sur le poulet a affecté les prix, et ce, vu la loi du marché, qui stipule que la forte demande sur ce produit engendre automatiquement une hausse des prix et vice-versa. «Aujourd’hui, la production nationale de poulet se situe entre 350 et 400 000 tonnes tandis que les besoins du marché national sont estimés à 500 000 tonnes», explique encore M. Boulenouar.
À noter que l’Association de protection et d’orientation du consommateur (APOCE) a lancé une campagne de boycott des viandes blanches pour protester contre la hausse vertigineuse des prix de ces produits.