La députée du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de Béjaïa a été reçue, le 8 juillet dernier, en audience par le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelkader Zeghlane. Rencontre durant laquelle elle a eu à exposer au premier responsable des deux secteurs les projets en souffrance ou objet de gel au niveau de la wilaya de Béjaïa.
 
« J’ai demandé en effet le dégel de quelques projets, tels que le tramway, le téléphérique, le dédoublement de la voie ferrée, les travaux d’aménagement de la RN n°24 reliant Béjaïa à Tizi-Ouzou via Azzefoun, qui est complètement détériorée mais aussi les RN n°26 et n°9 », a-t-elle indiqué. « J’en ai profité, a-t-elle ajouté, pour en exposer d’autres. C’est le cas de l’extension de l’aéroport qu’il s’agit de mettre aux normes car c’est loin d’être le cas. »
Le ministre a reconnu, a-t-elle affirmé, que l’aéroport nécessite des travaux de réhabilitation. Aussi, il s’est engagé à faire aboutir plusieurs chantiers, c’est le cas de la modernisation et de l’extension de l’aéroport Soummam-Abane Randane. Il a été sensible en outre pour renforcer les vols vers d’autres destinations en dehors de la capitale et de certaines villes de France. « Pour les vols internes, j’ai dit au ministre pourquoi on limite à une seule desserte vers la capitale. Et à des horaires, qui n’arrangent que les habitants d’Alger. Le citoyen de Béjaïa doit prendre le vol pour Alger à 17h ou à 8h30 à partir d’Alger. Ce que je ne comprends pas, pourquoi on n’ouvre pas d’autres destinations pour les habitants de Béjaïa vers Oran, Annaba, Constantine.»
Quant aux vols extérieurs, on limite l’offre à certaines villes françaises : Paris, Marseille, Lyon. « Pourquoi ne pas élargir l’offre aux autres villes et surtout à certaines capitales : Tunis, Istanbul, Barcelone ou Madrid ? » Selon la députée du RCD, le ministre a été sensible à tout cela. « La preuve, il a appelé devant moi les services concernés. Il l’a fait aussi lorsque j’ai posé le problème des transporteurs de voyageurs, obligés de prendre l’ancienne route et ne font pas profiter les voyageurs des bienfaits de la bretelle autoroutière.»
En abordant les projets, gelés du téléphérique et du tramway, Mme Ouali a surtout insisté sur l’absence de places de stationnements et plaidés pour la construction d’immeubles à cet effet. Le ministre y a été sensible. « On doit pour se faire encourager l’investissement privé. » Le ministre a promis d’accélérer les travaux de la pénétrante autoroutière avec ses différents échangeurs, à l’instar de l’échangeur de Sidi-Aich et ceux prévus à Béjaïa-ville.
La parlementaire n’a pas omis d’évoquer devant le ministre le sort de la soixantaine de travailleurs, engagés en CDD dans le cadre de certains projets, aujourd’hui achevés, comme c’est le cas avec l’échangeur des Quatre chemins. « C’est des gens, qui ont travaillé pendant 12 à 15 ans en CDD. Et qui aujourd’hui se retrouvent en chômage».
Enfin, s’agissant des projets gelés, à l’instar du dédoublement de la voie ferrée, du téléphérique de la ville de Bejaia et de l’amélioration du réseau routier, c’est un problème de financements. Nora Ouali, qui a parlé de la nécessité de les relancer, a annoncé, dans la foulée, qu’en coordination avec ses camarades députés, elle prendra attache avec le ministre des Finances pour le déblocage desdits projets et nécessitant l’accord préalable de ce dernier lors des arbitrages.