« La démocratie participative, un nouveau mode de gouvernance » a été le thème d’un colloque national qui s’est tenu  sur le campus d’Aboudaou de l’Université de Bejaia, auquel ont pris part de nombreux conférenciers enseignants des universités de Bejaia,Tizi Ouzou, Jijel, Bouira et Constantine, en présence du wali de Bejaia et du président de l’APW de Bejaia ainsi que d’élus communaux.
La participation des citoyens aux prises de décision dans les affaires publiques est en effet au cœur de la démocratie en raison des fortes lacunes qui commencent à clairement transparaitre à travers la défiance vis-à-vis du processus électif. Les taux d’abstention importants entachent toute la légitimité que confèrent les élections. Outre cela, les élus se plaignent eux-mêmes des pouvoirs exorbitants d’une administration, aussi tentaculaire qu’atteinte d’une sclérose qui la rend totalement inefficace. La démocratie a ainsi besoin de se rapprocher davantage de l’’électeur en l’associant plus étroitement à la conduite des affaires de la cité. La démocratie participative est une des modalités qui pourrait réconcilier Etat et Société civile.
Le colloque se voulait un approfondissement de la réflexion actuellement en cours sur la façon d’impliquer le citoyen aussi bien dans l’orientation des politiques de développement et le suivi permanent de leur exécution.
Il faut rappeler que cette problématique est aussi au centre des nouvelles orientations du gouvernement algérien, qui a initié des rencontres (avec les walis, les collectivités locales, les PAPC/PAPW) qui accompagnent l’élaboration des projets de loi concernant les collectivités territoriales dont les missions seront revues et corrigées dans la perspective d’une nouvelle gouvernance qui allie décentralisation et démocratie participative, pour insuffler une dynamique de développement durable et, surtout, inclusif.