Les intoxications alimentaires font ravage en Algérie où, pour le seul premier semestre 20.417, il a été enregistré, selon les chiffres du ministère du commerce, 3.578  victimes, dont deux décès.
C’est essentiellement dans la restauration collective et des fêtes familiales (73%) que se produisent ces intoxications, sachant qu’il faut incriminer les conditions déplorables de stockage et de préparation des produits alimentaires, favorisées par le laxisme des services de contrôle.
La wilaya de Bouira détient le triste record du plus grand nombre de cas signalés (963), suivie d’El Oued (406), Alger (345) et Mascara (293). Les deux décès ont été enregistrés à El Bayadh et El Oued.
Toutefois, excepté huit wilayas (Ain Defla, El Tarf, Mila, Naama, Oum El Bouaghi, Souk Ahras, Tissemsilt et Tlemcen), où aucun cas n’a officiellement été enregistré, tout le reste du territoire souffre de ce phénomène récurrent, notamment pendant la saison estivale.
Durant l’année 2016, près de 6.000 cas ont été déclarés, dont deux décès, et presque autant en 2015 avec 11 décès.