L’Algérie compte actuellement 75 barrages d’une capacité totale de 6,5 milliards de mètres cubes. D’ici 2019, neuf nouveaux barrages seront opérationnels. Cinq d’entre eux – Tébessa, M’sila, Médéa, Mascara et Laghouat – devraient être mis en service au deuxième semestre de cette année,avec une capacité totale de 500 millions de mètres cubes. Les quatre autres barrages démarreront leurs activités au cours des deux années suivantes.

L’Algérie entend faire passer à 139 le nombre total de barrages d’ici 2030, et atteindre ainsi une capacité de stockage de près de 12 milliards de mètres cubes. Déjà, 80 sites supplémentaires ont été recensés pour la réalisation de nouveaux barrages, et 30 d’entre eux ont fait l’objet d’études de faisabilité.
L’Algérie s’est également attelée à développer sa production d’eau potable à partir de l’eau de mer, avec 11 usines actuellement en service, d’une capacité totale de 2,1 millions de m³/jour, sur les 13 unités de dessalement projetées.
Les barrages et les infrastructures de dessalement ont multiplié par près de trois la capacité du pays de distribution d’eau potable destinée à la consommation, celle-ci passant de 1,2 milliard de mètres cubes en 1999 à 3,5 milliards aujourd’hui.
Toutefois, pour la population, les problèmes d’alimentation en eau potable sont loin d’être résolus. Selon les chiffres de l’Algérienne des Eaux (ADE), 73% des Algériens reçoivent de l’eau  au quotidien et 38% seulement des Algériens sont alimentés en H24. La dotation dépasse 200 litres/jour/habitant dans 27 wilayas, avec une moyenne nationale de 180 litres/jour/habitant.Selon cet organisme, les réserves disponibles permettent théoriquement d’offrir une moyenne de 180 litres/jour/ à chaque citoyen.
Autre point noir, près 30% de la production d’eau est perdue à cause d’infrastructures de transport et de distribution défectueuses.
Le plan d’action économique pour la période 2015-2019 a alloué 18 milliards de dollars à l’amélioration de la sécurité hydrique.