Tous les produits finis interdits à l’importation auparavant seront versés dans le droit additionnel proposé dans le cadre de la Loi de finances complémentaire 2018, a annoncé mardi à Bouira le ministre du Commerce, Said Djellab, au cours d’un point de presse, tenu dans la zone d’activités de Bechloul (Est de Bouira), le ministre a fait cette annonce en réponse à une question relative aux taxes additionnelles qui seront appliquées sur la liste des produits interdits à l’importation.

«Nous avions une vision dès le début, il faut savoir que les interdictions avaient été décidées dans une conjoncture difficile, c’était des mesures d’urgence et exceptionnelles», a expliqué à ce propos le ministre M. Djellab a ajouté qu’en parallèle son département avait pensé aux droits additionnels et « nous avons commencé par la création de la commission des sauvegardes regroupant tous les secteurs », a-t-il dit. «Cette commission des sauvegardes travaille avec les filières et le travail qui a été fait avec les filières était pour corriger la liste des interdictions d’urgence», a-t-il expliqué.

Le cadre de la Loi de finances complémentaire 2018, «nous avons ainsi proposé le droit additionnel qui est le considéré le seul instrument prédominant. Nous allons travailler pour décourager l’importation des produits finis existants en Algérie et pour encourager la production nationale», a souligné le ministre.

«Il n’y aura pas de produits interdits puisque tous les produits interdits à l’importation auparavant nous allons les verser dans le droit additionnel, c’est-à-dire ils seront découragés par des taxes allant de 30 à 200 % avec l’objectif de protéger et d’encourager la production nationale», a souligné le ministre.