Un comité national de défense des droits à l’investissement et à la création de l’emploi vient d’être mis sur pied, suite à une réunion qui s’est tenue mardi dernier à Bejaia à l’initiative d’entrepreneurs, industriels et investisseurs venus des quatre coins du pays. Dans son premier communiqué, ce comité, qui a désigné Ali Siagh comme porte-parole, apporte son «soutien total au déblocage des projet de Cevital ainsi que d’autres projets en souffrance».

Ce comité annonce également son adhésion à la marche du 11 décembre, décidée par la Coordination nationale des comités de soutien aux travailleurs de Cevital et aux investissements économiques, et appelle l’ensemble des opérateurs économique du pays à rejoindre le comité et «à venir nombreux pour la sauvegarde et la création d’emploi, l’investissement et pour oeuvrer à une gestion transparente et saine de l’économie nationale».

Dans ce même sillage, il est à rappeler que des «étudiants, responsables d’associations et clubs scientifiques de l’université Abderrahmane Mira de Bejaia» se sont réunis le dimanche 2 décembre au campus Targa Ouzemmour et ont créé Le collectif des étudiants pour la défense de l’emploi et des investissements économiques. Dans son communiqué, ce comité s’inquiète de «la marginalisation et de l’exclusion de notre wilaya du développement économique» et «de l’avenir des étudiants en matière de débouchés».

Ce comité fustige les blocages dont souffre la wilaya en matière d’investissements et de réalisation des projets, citant «le cas du projet de l’usine de trituration de graine oléagineuse de Cevital à Béjaia, créateur de 1000 emplois directs et 100 000 indirects bloqué depuis mars 2017. Une décision ne reposant sur aucune disposition légale ni réglementaire». Rappelons que l’usine de trituration de graines oléagineuses n’est pas le seul projet bloqué de Cevital.

Les unités que compte créer le patron de Cevital dans la fabrication de membranes pour la production d’eau ultra pure font également face à des obstructions et le groupe Cevital vient de dénoncer le refus par les douanes algériennes de libérer les équipements de sa filiale EvCon, en dépit d’un référé rendu en sa faveur par le tribunal de Boudouaou. Issad Rebrab, qui a écrit au DG des douanes pour lui demander d’appliquer le jugement, a également saisi le Premier ministre et le ministre des finances. «Il est grand temps que chacun assume ses responsabilité», a-t-il conclu dans son tweet.