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Bio :
Booster la culture de la spiruline dans le Sud

Les conditions sont réunies pour booster la culture de la spiruline Bio (une micro-algue bleu-verte), reconnue comme un complément alimentaire très nutritif, dans les régions du Sud du pays, ont estimé des spécialistes à Ouargla.

Il s’agit de la disponibilité de l’ensemble des conditions naturelles, notamment les caractéristiques du climat et la qualité de l’eau utilisable dans la culture de la spiruline, surnommée aussi « aliment miracle » a expliqué Ali Seggai, chercheur-agronome à Ouargla.

Un accompagnement technique pour vulgariser le savoir-faire est assuré à toute personne désireuse d’investir le créneau par l’Université d’Ouargla et la station expérimentale d’aquaculture saharienne située dans la commune de Hassi Benabdallah (20 km d’Ouargla).

« La culture de la spiruline, qui fait partie de la famille des cyanobactéries, pourrait constituer un créneau socio-économique créateur de richesse et d’emplois pour les gens désireux d’investir dans ce domaine prometteur, rentable et durable, qui nécessite un appui technique », a relevé M. Seggai.

Depuis plus d’une dizaine d’années, la culture de la spiruline a donné des résultats jugés probants dans le Sud, à l’instar de la wilaya de Tamanrasset au vu du succès grandissant obtenu par le chercheur abdelkader, qui a mis la souche locale de spiruline à la disposition des personnes intéressées par l’étude et la production de la spiruline, a-t-il poursuivi.

Introduite conjointement par M. Hiri et la direction de la Pêche et des Ressources halieutiques (DPRH) de la wilaya d’Ouargla en 2006, la spiruline est cultivée à titre expérimental uniquement au niveau de l’Université d’Ouargla et de la Station expérimentale d’aquaculture saharienne située dans la commune de Hassi Benabdallah (20 km d’Ouargla), a fait savoir l’expert. Concernant son rendement, la production de la spiruline, pratiquée généralement sous serre dans des bassins peu profonds avec de l’eau, peut atteindre une moyenne de 10 grammes de spiruline par mètre carré, selon le chef de la station expérimentale relevant au Centre national de recherche et de développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA), Mohamed Hamidat. Commercialisée en Algérie notamment sous la forme de poudre déshydratée à des prix oscillant entre 2.000 DA et 3.500 DA les 100 grammes, la spiruline est une espèce aux vertus nombreuses, a-t-il indiqué.

iIil a rappelé que la spiruline est consommée aujourd’hui par l’être humain comme complément alimentaire pour favoriser, entre autres, la baisse de la pression artérielle et du cholestérol et aider à lutter contre la fatigue musculaire, l’anémie, le cholestérol, les carences en vitamines et d’autres pathologies. Très riche en vitamine, minéraux, protéines et autres éléments nécessaires à la santé humaine, cette espèce constitue un complément alimentaire « idéal », surtout pour les végétariens, les sportifs et les femmes enceintes, a ajouté M. Hamidat. Elle apporte énergie et endurance au corps, augmente la résistance, diminue la fatigue physique et le vieillissement en plus d’autres vertus, a-t-il expliqué. Selon le responsable, la spiruline est considérée aussi comme une matière première dans la fabrication de produits parapharmaceutiques et aussi d’aliments pour l’aquaculture et les animaux domestiques, tels que les oiseaux.

Sa culture remonte à des millénaires au temps des Incas, des Mayas, des Aztèques et des Subsahariens, a relevé M. Hamidat, signalant qu’elle est pratiquée aujourd’hui à grande échelle dans plusieurs pays, tels que les Etats-Unis d’Amérique et la Chine. Une ferme spécialisée dans la production de la spiruline est projetée dans la wilaya de Biskra, selon la DPRH. D’une capacité théorique de 30 tonnes de spiruline par an, cette future ferme, dont le propriétaire a déjà obtenu le titre de concession, en attendant le lancement du chantier, générera, une fois opérationnelle,quatre (4) emplois directs ainsi que d’autres indirects, a précisé Smail Benmoussa, un cadre chargé de l’investissement à la DPRH, qui coiffe les wilayas d’Ouargla, Biskra, El-Oued, Illizi, Ghardaïa et Laghouat. Occupant une superficie de trois (3) hectares, ce projet s’inscrit dans le cadre d’une quarantaine de fermes aquacoles retenues par la DPRH, a précisé le responsable, ajoutant que ces projets seront concrétisés dans différentes Zones d’activités aquacoles de la région.