A Bejaia, les huitres et moules feront bientôt partie des produits qui seront proposés au consommateur, sevré depuis longtemps de ces fruits de mer. En effet, trois investisseurs ont ont déjà implantés  leur projets, sur la côte ouest de Bejaia.

Deux produisent des moules et le troisième des moules et des huitres. Environ quatre tonnes de moules ont été déjà écoulées, mais il est attendu que la production atteigne une centaine de tonnes pour chacun de ces établissements d’ici deux ans, selon les prévisions du directeur de la pêche de Bejaia, Nadir Adouane, qui ajoute que huit autres projets d’élevage, dont quatre pour le loup et la daurade avec une capacité unitaire de 600 tonnes annuelles ,, seront réalisés avant la fin de cette année.

Le montage financier est en cours, indique-t-il, en rappelant que l’Etat soutient l’activité par un crédit d’exploitation financé à 100% sans intérêt, et par un prêt à 70% du montant de l’investissement, les 30% restant à  la charge du promoteur.

Outre l’encouragement à l’investissement, la direction de la pêche s’attèle également à orienter les promoteurs dans une démarche qui respecte autant les bonnes pratiques que la qualité du produit, notamment en matière sanitaire.  Dans ce cadre, le certificat sanitaire sera la pièce maîtresse avant toute mise sur le marché du produit, qui doit être soumis à analyses. Des échantillons sur l’environnement d’élevage (eau, plancton) seront également prélevés pour être analysés par différents laboratoires qui existent à travers le pays.

Pour l’heure, toutefois, la contrainte financière n’est pas encore levée pour réaliser ces prélèvements au niveau des sites de production, mais la tutelle a déjà été sollicitée pour dégager les ressources financières nécessaires. Lors d’un récent séminaire sur la conchyliculture, tenu en mars dernier, plusieurs recommandations avaient été formulées pour le développement de cette filière, notamment de sensibiliser les conchyliculteurs à adhérer au programme de suivi sanitaire de leurs établissements.