Ahmed Maabed est désormais wali de Bejaia. Il a officiellement pris ses fonction lundi passé lors d’une cérémonie d’installation organisée au niveau de la salle des congrès de la wilaya, à laquelle était également présent l’ancien wali intérimaire, Toufik Mezhoud, qui a présidé aux destinées de la wilaya de Bejaia six mois durant, suite à la nomination du wali en poste, Mohamed Hattab, comme ministre de la jeunesse et des sports.
Nommé à la faveur du récent mouvement partiel dans le corps des walis walis délégués opéré par le président de la république, Ahmed Maabed a précédemment occupé respectivement les fonctions de wali de Jijel et de Mostaganem, avant d’être mis sur la touche en 2015. Cette nomination met donc fin à sa traversée du désert.
 
Dans son intervention, Ahmed Maabed, qui s’est dit particulièrement honoré de la confiance renouvelée du président de la république à sa personne en le nommant à la tête de Bejaia, dont il dira qu’elle est dispose d’énormes potentialités, malheureusement en jachère. En conséquence, comme premières actions, estime-t-il, il s’agit de rassembler ses atouts. Développant sa pense, il dira qu’«on peut faire beaucoup pour cette wilaya et il n’y a aucune raison pour que cela ne réussisse pas. Il y a des choses inacceptables, en matière d’hygiène publique, de voirie, d’éclairage, sans parler des projets structurants en panne. Il y a des choses qu’on peut facilement régler sur le court terme. Il faut qu’il y ait du changement concret. Le terrain ne nous fait pas peur. On prendra beaucoup de mesures urgentes, sortir sur le terrain, écouter les gens, trouver des financements.»
Ahmed Maabed, toutefois, exige l’implication de tout un chacun. «On se fait mutuellement confiance et on y va», lance-t-il à l’assistance, composée d’élus, de directeurs de l’exécutif, partis politiques et autres représentants de la société civile. Lui faisant écho, le président de l’APW, Mhenni Haddadou, a mis l’accent sur les retards accumulés par la wilaya en matière de développements, qu’il s’agisse du programme gaz, de l’hygiène publique ou des projets bloqués, lançant au wali «qu’on n’a pas le droit de rater le prochain quinquennat.
Confidences du P/APW, le nouveau wali serait décidé à rouvrir le CET de Sidi Boudrahem, annulé par la ministre de l’environnement lors de sa visite à Bejaia sous la pression de la population locale, mais que Mhenni Haddadou impute à la mafia du foncier. Il promet également que cet épineux et explosif dossier des agissements de la mafia du foncier sera soumis au nouveau chef de l’exécutif prochainement. Une mission qui ne sera donc pas de tout repos pour Ahmed Maabed qui semble, toutefois, avoir un caractère suffisamment bien trempé pour gérer ce panier de crabes qu’est devenu Bejaia.