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Nuciculture :
Le noyer un arbre précieux, mais en déclin

Le noyer commun est un arbre fruitier et forestier. L’espèce, selon les spécialistes, est loin d’être dénuée d’intérêt économiquement. Ses fruits sont recherchés, mais aussi son bois, ses feuilles, etc. en fait c’est tout l’arbre qui est utile.

S’il est méconnu en Algérie, ce n’est pas le cas de par le monde où diverses activités (menuiserie et ébénisterie, pharmacie, cosmétique, hygiène dentaire, diététique, etc) sont centrés autour de lui. Cet arbre peut constituer un bon vecteur en matière de développement dans les zones montagneuses où il sa culture pourrait améliorer les revenus des ménages. Il est présent en Algérie en petites cultures dans plusieurs régions, allant de Khenchela, Batna, Skikda, Blida, Alger, Médéa, Tlemcen, Mascara, Nâama et, bien sûr, Bejaia.

Mais ces vergers sont tous menacés de disparition. A Bejaia, c’est dans la région des Babors que les paysans continuent encore, vaille que vaille, de l’entretenir. Il faut d’ailleurs saluer l’initiative de l’association Assirem Gouraya de Bejaia qui organise depuis quelques années déjà une fête du noyer dans le village Ihebbachen, situé dans la commune de Kendira, limitrophe de la wilaya de Sétif, qui réussit à réunir les différentes autorités et les populations locales dans le but de redonner vie à cette culture,  sortir de l’anonymat ces zones rurales et ouvrir des perspectives économiques aux paysans de montagnes.

Le noyer est l’arbre emblématique de cette région où il tient une place importante dans l’artisanat local. Selon les habitants, le noyer, était présent en abondance autrefois, mais il est sur le déclin aujourd’hui en raison du non renouvellement des vergers, mais également des conditions climatiques dégradées qui impactent négativement la santé des arbres. Pourtant, les jeunes du coin ne désespèrent pas de relancer sa culture. Le fruit est cédé sur le marché à près de 1.000 dinars le kilogramme, sans compter le bois,  les racines etc.

Ce n’est toutefois pas une tâche aisée, sans le soutien technique et matériel que pourraient leur prodiguer les autorités et services compétents. Mais, pour l’heure, ils ne voient rien venir. 

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